conception et mise en scène Pippo Delbono avec Alexander Balanescu (Commentaires), Dolly Albertin, Gianluca Ballarè, Bobò, Pippo Delbono, Ilaria Distante (Commentaires), Simone Goggiano, Mario Intruglio, Nelson Lariccia, Mariga Maggipinto (Commentaires), Julia Morawietz (Commentaires), Gianni Parenti (Commentaires), Pepe Robledo, Grazia Spinella (Commentaires)
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dimanche,
15:00
relâche
les
lundis
[information]> Nous avons le regret de vous annoncer que pour des raisons de santé, Marie-Agnès Gillot est dans l’incapacité de participer au spectacle.
Il me revient en mémoire le calme après la tempête, le besoin de lucidité après la folie.
Après Questo buio feroce et La Menzogna, entre autres fracassants passages au Rond-Point, retour d’un enfant terrible et de sa bande d’illuminés. Au sein de la troupe : des personnalités singulières, héros de la marginalité. « La compagnie, dit-il, c’est être ensemble. La première lutte, c’est de grandir ensemble, avec des réalités humaines différentes ; c’est se confronter avec l’autre. » Au coeur du rite : le sacrifice des innocents, les dévastations des grandes batailles des films de Kurosawa. Qu’il s’agisse de guerres et d’horreurs, le spectacle de ce génie vivant d’une scène foisonnante devient paradoxalement une fête, une célébration des forces de vie.
Pina Bausch, Kantor, Fellini… Les maîtres de Delbono sont les créateurs singuliers d’espaces, de rythmes, de troupes. De familles à refaire le monde. Dans ses pièces : des images, des scandales, des fulgurances. Mais aucun personnage, aucune parole narrative, aucune trame prévisible. Son projet : « Des couleurs, des voix, des contradictions, des directions, des équilibres, des déséquilibres ; tout le temps, comme une composition musicale » dit-il. Le monde tel qu’il est : premier sujet ; ses violences, ses cris, les humiliations des hommes et les gifles de l’Histoire. Pippo Delbono, chien fou de la scène internationale, mord aux chevilles tous les colosses des pouvoirs politiques, religieux, tyranniques. Il dessine des espaces gigantesques pour un théâtre monstrueux. Après la bataille, c’est un champ de ruines où Delbono danse avec ses créatures pour raconter à la fois les vanités inhumaines et les sacrifices humains de tous les conflits en cours.
(*) avec la participation exceptionnelle de Marie-Agnès Gillot, danseuse étoile à l'Opéra de Paris, pour les 5 premières représentations
production Emilia Romagna teatro Fondazione, coproduction Théâtre du Rond-Point / Le Rond-Point des tournées, Teatro di Roma, Théâtre de la Place - Liège, Théâtre National de Bretagne remerciements Teatro Pubblico Pugliese et la Cinémathèque Suisse, remerciements à Brigitte Lefèvre, directrice de la Danse de l’Opéra national de Paris
Dopo la Battaglia a obtenu le Prix UBU 2011 du spectacle de l’année
Dopo la Battaglia est présenté pour la première fois en France